Estimation du recul des dunes côtières lors de tempêtes exceptionnelles

Abstract : Les dunes côtières sont des corps sédimentaires caractéristiques des côtes meubles sableuses. Dans un contexte d’érosion des littoraux, l’évolution du pied de dune est souvent le marqueur privilégié du recul du trait de côte. Pour assurer la mise en sécurité des personnes et des biens, les risques associés aux phénomènes d’érosions littorales sont pris en compte par les autorités dans le cadre des Plans de Prévention des Risques Littoraux (PPRL). A la suite des phénomènes catastrophiques survenus lors de la tempête Xynthia (2010), des dispositions ont été prises pour revoir, améliorer et compléter les PPRL. L’érosion des côtes meubles est considérée par le nouveau guide méthodologique pour les plans de prévention des risques littoraux (MEDDE, 2014) comme un aléa fort dans une zone de recul du trait de côte à 100 ans. Ce recul correspond à une évolution sur le long terme du trait de côte, observable à l’échelle de plusieurs décennies. Mais, dans le cas des côtes sableuses, la variabilité interannuelle peut être forte et rendre difficile l’observation d’évolutions claires du trait de côte sur le long terme, de plus, l’impact d’un évènement tempétueux majeur ou d’une série de tempêtes rapprochées (comme durant l’hiver 2013-2014) peut modifier considérablement les tendances locales. Ainsi dans la nouvelle démarche des PPRL, la largeur de la zone d’aléa à 100 ans est caractérisée par la prise en compte du taux de recul moyen annuel (Tx) et d’un paramètre Lmax, correspondant à la valeur du recul du trait de côte consécutif à un évènement tempétueux majeur. En partenariat avec la Direction Générale des Risques et Prévention du MEEM, le BRGM réalise un travail méthodologique sur la détermination de ce paramètre Lmax pour les secteurs de dunes littorales. Dans un premier temps, ce paramètre peut être estimé par le recueil d’informations liées à des évènements historiques, mais des mesures plus spécifiques réalisées « post-tempête » sur le haut de plage et le front dunaire apparaissent également indispensables. En l’absence d’observations ou de mesures dans les bassins de risques, la mise au point de formules empiriques peut constituer une alternative, comme cela est réalisé aux Etats-Unis (méthode FEMA), sur la base de nombreuses observation de terrain, et aux Pays-Bas, à partir d’expériences en canal à houle (méthode DUROS). Les perspectives d’utilisation de modèles morphodynamiques spécifiques (XBeach) sont également envisagées.
Type de document :
Poster
25ème Réunion des sciences de la Terre (RST 2016), Oct 2016, Caen, France. 2016
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Contributeur : Franck Desmazes <>
Soumis le : jeudi 3 novembre 2016 - 11:11:42
Dernière modification le : mercredi 7 décembre 2016 - 01:06:03
Document(s) archivé(s) le : samedi 4 février 2017 - 13:32:13

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  • HAL Id : hal-01391370, version 1

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Franck Desmazes, Boris Leclerc, Alexandre Nicolae Lerma, Héloïse Muller, Manuel Garcin. Estimation du recul des dunes côtières lors de tempêtes exceptionnelles. 25ème Réunion des sciences de la Terre (RST 2016), Oct 2016, Caen, France. 2016. 〈hal-01391370〉

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