Accéder directement au contenu Accéder directement à la navigation
Article dans une revue

Géochronologie revisitée du dôme du Léon (Massif armoricain, France)

Résumé : De nouvelles datations réalisées sur les principaux ensembles granitiques et métamorphiques du Léon permettent de préciser l'histoire de ce domaine de la chaîne hercynienne. Dans les domaines métamorphiques, les trois âges obtenus sur des zircons des orthogneiss granodioritiques de Brest s'échelonnent de 529 à 504 Ma, confirmant le caractère polyphasé de ce complexe orthodérivé cambrien. Dans l'unité autochtone, l'âge dévonien inférieur (385 - 391 Ma) des orthogneiss de Plounévez-Lochrist est confirmé par une nouvelle datation U-Pb sur zircon réalisée dans l'ensemble oriental. Dans les unités allochtones du Nord, les monazites du complexe migmatitique de Plouguerneau livrent un âge de 331 ± 7 Ma, interprété comme celui de la migmatitisation et conforme à celui proposé récemment par Faure et al. (335 - 327 Ma). L'âge des événements magmatiques hercyniens a également été précisé. Le granite porphyroïde de Kersaint se confirme comme le plus ancien du Léon avec un âge sur monazite de 331 ± 4 Ma. Cependant, les nouvelles datations réalisées montrent que les granites léonards sont essentiellement stéphaniens. Le granite porphyroïde rose de Guissény, satellite du granite de l'Aber-Ildut, est ainsi daté par U-Pb sur zircons à 301,4 ± 4,3 Ma. La monzodiorite de Plounévez-Lochrist, satellite mafique du grand massif de Brignogan-Plouescat, donne un âge de 296 ± 3 Ma, cohérent avec celui de 292 ± 15 Ma obtenu par Rb/Sr sur le monzogranite de Brignogan-Plouescat. Le leucogranite à tourmaline de Sainte-Catherine, considéré comme tardif par son allure en dykes sécants, est en fait également stéphanien ; le faciès le plus répandu est daté à 302,7 ± 0,3 Ma, le faciès sécant plus tardif riche en tourmaline à 301,5 ± 0,3 Ma (Ar-Ar sur muscovites). L'âge obtenu sur la mylonite formée aux dépens du leucogranite de Kernilis (292,5 ± 2,7 Ma par Ar-Ar sur muscovite) correspond vraisemblablement au jeu de l'accident mylonitique de Porspoder. Les granitisations du Léon débutent donc immédiatement après le pic métamorphique hercynien, comme dans le Massif central. La principale période de granitisation du Léon s'effectue cependant au Stéphanien, c'est-à-dire de la fin de l'extension syn-collisionnelle (300-310 Ma) à la fin de l'extension post-collisionnelle (post-300 Ma).
Type de document :
Article dans une revue
Liste complète des métadonnées

Littérature citée [67 références]  Voir  Masquer  Télécharger

https://hal-brgm.archives-ouvertes.fr/hal-00516359
Contributeur : Maxime Haldric <>
Soumis le : jeudi 9 septembre 2010 - 13:29:15
Dernière modification le : mardi 21 avril 2020 - 14:20:15
Archivage à long terme le : : vendredi 10 décembre 2010 - 02:52:05

Fichier

Geol-France2009-0.pdf
Accord explicite pour ce dépôt

Identifiants

  • HAL Id : hal-00516359, version 1

Citation

Eric Marcoux, Alain Cocherie, Gilles Ruffet, Jean-René Darboux, Catherine Guerrot. Géochronologie revisitée du dôme du Léon (Massif armoricain, France). Géologie de la France, 2009, 1, p. 19-40. ⟨hal-00516359⟩

Partager